Le gouvernement tunisien et le principal mouvement islamiste, Ennahda, ont vivement condamné samedi le meurtre d'un prêtre catholique polonais près de Tunis, où plusieurs centaines de manifestants ont défilé pour réclamer une "Tunisie laïque" et dire "non" au "fanatisme".
Confronté à une vague de violences depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier, le gouvernement a condamné ce meurtre, appelant "tous les hommes de religion et la société civile" à agir "avec détermination pour éviter que de tels actes ne se reproduisent"
Marek Rybinski, 34 ans, a été retrouvé mort égorgé vendredi dans le hangar d'une école privée à Manouba, près de Tunis. Il s'agit du premier meurtre d'un religieux et d'un étranger depuis le départ de Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue.
Le directeur de l'école a affirmé à l'AFP qu'il avait recu le 30 janvier une lettre de menace adressée au "juifs" et qu'une plainte avait été déposée.
"Tuer un catholique en Tunisie est une chose anormale et commettre ce crime dans ces circonstances est anormale. Ces (...) indices nous montrent qu'il s'agit d'un crime commis par des extrémistes", a estimé une source officielle.
«Amalgames»
Police et armée "combattront rigoureusement et sans hésitation tout agissement à l'encontre de toute religion" car "c'est l'image de la Tunisie qui est en jeu", a ajouté cette source.
Redoutant "des amalgames", le principal mouvement is